lundi 18 septembre 2017

Joanne shaw Taylor: Just an another word (Juste un autre mot)






Cette chanson est extraite du premier album de Joanne Shaw Taylor publié en 2009: White sugar. Elle démarre par une belle introduction à la guitare. il est intéressant de noter la façon dont elle s'affranchit des lignes du blues traditionnel sans vraiment les effacer






samedi 16 septembre 2017

Joanne Shaw Taylor: Wild porte bien son nom

Quand Joanne Shaw Taylor  publie son sixième album studio intitulé "Wild", son public l'attend au tournant. L'artiste a atteint la trentaine, écrit quelques pépites montrant son potentiel et "La" question qui se pose: À quelle sauce va-t-elle manger nos oreilles?

Quand son agent a fait savoir que l'album en question serait enregistré à Nashville sous la houlette de Kevin Shirley quelques oreilles supplémentaires se sont dressées. En effet ce monsieur, par son travail de producteur, a permis à Joe Bonamassa d'éclore. Une référence.

jeudi 14 septembre 2017

Wild is the wind (Sauvage est le vent)


Cette chanson a été écrite par Ned Washington et composée par Dimitri Tiomkin pour le film de Georges Cukor (Wild is the wind / Car sauvage est le vent) sorti en 1957. Son premier interprète fut Johnny Mathis. En 1959, Nina Simone la repris une première fois avant d’en faire la chanson titre d’un album publié en 1966. Parmi les interprètes célèbres on peut retenir David Bowie en 1976 (Single sorti en 1981) , George Michael ou Randy Crawford. Joanne Shaw Taylor en livre une superbe interprétation sur son album Wild publié en 2016.  

mardi 12 septembre 2017

Eliades Ochoa, l'un des derniers survivants du Buena Vista Social Club (Culturebox)

Eliades Ochoa
Eliades Ochoa
A 71 ans, cette figure de la musique traditionnelle cubaine n'a pas dit son dernier mot et sort un nouvel album avec son Cuarteto Patria, la formation qu'il dirige depuis 40 ans. Mais son nom reste définitivement associé au Buena Vista Social Club, le mythique groupe cubain qui a connu la gloire à la fin des années 90 et auquel un nouveau film rend hommage, 20 ans après celui de Wim Wenders.

vendredi 8 septembre 2017

Charlie Parker et ses oiseaux (La Croix)

Au sommet de cet album, la voix de Madeleine Peyroux


On l’appelait Bird, l’oiseau, et il a traversé le jazz comme un météore. Charlie Parker, saxophoniste légendaire, est mis à l’honneur par une pléiade de vocalistes de jazz qui s’emparent avec brio de ses compositions.

mercredi 6 septembre 2017

Aretha Franklin: Ain't No Way - Ce n'est pas possible



Cette chanson  a été écrite par Carolyn Franklin pour sa sœur aînée Aretha Franklin. Elle est extraite de l'album "Lady soul" publié en 1968. 

Elle a été reprise par Whitney Houston et  Mary J. Blige en 1999 puis par Beth hart et Joe Bonamassa sur leur premier album commun "Don't explain" publié en 2011


lundi 4 septembre 2017

L’automne jazz appartient aux femmes (Le Devoir)

Esperanza Spalding
Esperanza Spalding




Esperanza Spalding, Cécile McLorin Salvant et Lizz Wright trônent en têtes d’affiche







samedi 2 septembre 2017

Joanne Shaw Taylor: Dying to know (Mourant d'envie de savoir)

Joanne Shaw Taylor
Joanne Shaw Taylor





Cette chanson est extraite de Wild, le sixième album de Joanne shaw taylor publié en 2016. Elle est une chanson vitrine de cet album tourné vers le blues et le blues rock. Texte ciselé et voix éraillée à souhait, guitare appuyant le tout, représentent bien le travail de l'artiste.


jeudi 31 août 2017

Herbie Hancock : « Le public français est tellement respectueux du jazz » (La Croix)

Herbie Hancock
Herbie Hancock



ENTRETIEN Pianiste, claviériste et compositeur de jazz, Herbie Hancock sera une des têtes d’affiche du festival Jazz à Vienne (Isère) qui se tient du 29 juin au 13 juillet. Le légendaire jazzman évoque son parcours, ses rencontres et la musique.




mardi 29 août 2017

Léon Russell - A Song for you (Une chanson pour toi)


Léon Russell
Léon Russell

"A song for you" est une chanson écrite par le pianiste de rock Leon Russell et publiée sur son premier album éponyme en 1970 chez Shelter Records. C'est l'une des chansons les plus connues de ce musicien. Elle a été reprise par de nombreux artistes. D'Aretha Franklin à Stevie Wonder en passant par Amy winehouse

vendredi 25 août 2017

Un nouvel album des Rolling Stones pour «très bientôt» selon Keith Richards (AFP)

Rolling Stones
Rolling Stones


Dans une interview réalisée sur sa chaîne Youtube, le guitariste de 73 ans a annoncé une suite à l'album de reprises Blues and Lonesome, dont le succès avait «beaucoup surpris» ces stars du rock.

mercredi 23 août 2017

Gauvain Sers : « Je me sens old school et moderne » (L(Humanité)

Gauvain Sers
Gauvain Sers


Portrait. Après s’être révélé lors des premières parties des concerts de Renaud, le chanteur fait sensation dans tous les festivals d’été grâce à un univers tendre et engagé.


lundi 21 août 2017

Pascal Bussy : « Le jazz redevient une musique jeune » (La Croix)



Le jazz fête ses 100 ans cette année. Grâce aux concerts et à la créativité des artistes, ce genre musical concerne aujourd’hui un large public. Entretien avec Pascal Bussy, responsable des labels Jazz Village et World Village chez PIAS/Harmonia Mundi (1).



samedi 19 août 2017

Beauty and The Beast : un duo décalé et détonant (Culturebox)




Quand Boris Vian rencontre le bluegrass, ça donne Beauty and the Beast, une sorte de Rita Mitsouko hillbilly, un Chapeau Melon et Bottes de Cuir bluesy. Le duo mêle habilement un country-folk mâtiné de swing avec des textes poétiques, surréalistes ou humoristiques, qui parlent tout simplement de la vie. Une tournée débute ce jeudi 15 juin pour lancer l'album "Something new" qui sort le 23 juin.

jeudi 17 août 2017

Mick Jagger se révolte en solo contre Trump et le Brexit (Le Monde)

Mick Jagger
Mick Jagger


Le chanteur des Rolling Stones a mis en ligne deux chansons sur les changements au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

jeudi 10 août 2017

Sean Taylor, un troubadour des temps modernes (culturebox)

Sean Taylor
Sean Taylor


C'est Eric Bibb qui le dit : Sean Taylor a tout du "troubadour moderne par excellence". De solides influences entre John Martyn, Springsteen ou Dylan pour un mélange de folk, blues et rock, parfois mâtiné de jazz. Il repasse en France au Gartempe blues festival le 13 août. L'occasion de venir écouter cet artiste sensible et authentique, qui tourne avec son album "Flood and burn" sorti en mai.

mardi 8 août 2017

Le jazz fait tomber les murs de l’hôpital psychiatrique (La Croix)



L’orchestre des Impatients du jazz réunit des patients d’un centre psychiatrique marseillais, personnels soignants et simples habitants, autour de musiciens professionnels. Le groupe fera l’ouverture du festival Marseille Jazz des cinq continents, en juillet.



vendredi 4 août 2017

Chet Baker - The Touch of Your Lips (Le toucher de tes lèvres)


Chet Baker
Chet Baker



Cette chanson est extraite de l'album "The touch of your lips" publié en 1979. Cette ballade romantique a été écrite par Ray Noble en 1936








mercredi 2 août 2017

Le jazz, un si vivant centenaire (La Croix)


Jazz à Vienne



Le jazz fête ses 100 ans cette année. Après son âge d’or, cette musique peut sembler « classique », voire dépassée par rapport au rock, à la pop et au hip-hop. Pourtant, on compte près de 500 festivals de jazz en France, le public se renouvelle et des générations d’artistes rajeunissent sans cesse cette musique vivante.

lundi 31 juillet 2017

BB King: "To Know You Is To Love You" (Te Connaître, C'est T'aimer)


 "To Know You Is to Love You" est une chanson écrite par Syreeta Wright et Stevie Wonder au début des années 70.
Le duo a été publié pour la première fois sur le premier album de Syreeta Wright (Syreeta, 1973) chez Motown

Cette même année BB King a interprété cette chanson en duo avec Stevie Wonder et en a fait le titre principal de l'album éponyme. Son 22eme album enregistré et produit à Philadelphie par Dave Crawford.


samedi 29 juillet 2017

Beth Hart - Tell Her You Belong To Me (Dis lui que tu m'appartiens)

Beth Hart
Beth Hart



Cette chanson est extraite de l'album Better than home publié en 2015.

Le thème tourne autour d'une femme à la reconquête de son Amour



mercredi 26 juillet 2017

Norah Jones au Marseille Jazz Festival.

Ce lundi soir, jour de reprise du travail quoi de mieux, pour soutenir le moral, que de venir assister à un concert de Norah Jones au Marseille Jazz Festival.
Un concert à guichet fermé auquel j'étais très heureux de pouvoir participer.

lundi 24 juillet 2017

De Metz à Cherbourg, Archie Shepp lance sa tournée de l’été (Le Monde)

Archie Shepp
Archie Shepp


Pour célébrer ses 80 ans, « la légende du jazz » a donné plusieurs concerts et se produira dans des festivals.

vendredi 21 juillet 2017

Alaska Gold : Les chercheurs deviennent musicien (Culturebox)

 Alaska Gold
 Alaska Gold
Peu connus, amoureux des États-Unis. Ils sont belges. Le duo Alaska Gold Rush ne cherche plus les pépites d'or. Ils se contentent de faire rugir leur guitare et leur batterie. Les baguettes d'Alexandre De Bueger et  la voix et la guitare de Renaud Ledru inviternt le public au voyage. 

mercredi 19 juillet 2017

Gaelle Buswell prend son envol à Cognac Blues Passions (Culturebox)

Pour la deuxième soirée de Cognac Blues Passions, l'accent était mis sur les influences américaines. Gaelle Buswel, révélation française 2016 du festival a eu l'honneur de faire la première partie de -M-. Plus tôt dans la journée, le duo Alaska Gold Rush a prouvé qu'il était "le futur grand groupe belge" annoncé par les spécialistes.

samedi 15 juillet 2017

Ibrahim Maalouf : "Mon rapport avec la trompette est tout sauf fusionnel" (Culturebox)

Ibrahim Maalouf
Ibrahim Maalouf
Et si le trompettiste franco-libanais récompensé cette année encore aux Victoires de la Musique et aux César, n'avait pas pendant des années aimé jouer de la trompette ? Et s'il avait dû se battre très longtemps avec cet instrument ? Ibrahim Maalouf était en concert le 25 juin dans le cadre du "North Summer Festival" de Lille. L'occasion de se confier sur son parcours musical mais aussi personnel.

jeudi 13 juillet 2017

Derrière le culte du Hellfest, un «pèlerinage» (Libération)



Rencontre avec Corentin Charbonnier, l'auteur d'une thèse d'anthropologie consacrée au premier festival metal de France et à son public.

mardi 11 juillet 2017

Austin 'Walkin' Cane' - One Heart Walkin' (Un coeur en marche)


 Austin 'Walkin' Cane' a commencé à jouer dans les rues de la Nouvelle Orléans dès son plus jeune âge.

Il interprète un delta blues électrifié de bon  aloi accompagnant sa voix imposante de sa guitare en slide.

Cette chanson est extraite de son dernier album.







Austin 'Walkin' Cane' - One Heart Walkin'


one heart broken
one heart healing
one heart lying
one heart cheating
one heart dying is revealing

one heart walking away
one heart walking away

one heart crying
one heart denying she is stealing he is believing
one heart dying
one heart beating
one heart waling away give me something to believe in or i'll keep walking

one heart walking away
one heart walking away

one heart learning
one heart loosing
one heart gaining
one heart reeling
one heart aching
one heart blaming
one heart waling away





Austin 'Walkin' Cane': un cœur en marche


Un cœur brisé
Un cœur en guérison
Un cœur couché
Un coeur trompeur
Un cœur qui meurt est révélateur

Un cœur s'en allant
Un cœur s'en allant

Un cœur qui pleure
Un cœur qui nie qu'elle vole, croit
Un coeur qui meurt
Un cœur battant
Un cœur qui me dépasse me donne quelque chose à croire ou je continuerai à marcher

Un cœur s'en allant
Un cœur s'en allant

Un coeur apprenant
un coeur perdant
Un coeur gagnant
Un cœur enrouleur
Un coeur endolori
Un coup de cœur
Un cœur s'éloignant



dimanche 9 juillet 2017

Beth Hart: Might As Well Smile (Souriez aussi)


Beth Hart
Beth Hart
 Une chanson extraite de l'album "Better than home" publié en 2015. 

Cette chanson exprime l'optimisme fragile de la chanteuse sur la vie après être sortie des galères personnelles et familiales qui l'ont longtemps poursuivies. elle est représentative de cet album qui se veut à la fois très personnel au niveau des textes et plus optimiste que les précédents.


lundi 3 juillet 2017

La belle énergie malienne de Matthieu Chedid (L'Humanité)

Matthieu Chedid
Matthieu Chedid


Le chanteur a lancé jeudi 1er juin au festival Les Nuits de Fourvière à Lyon la tournée de son spectacle Lamomali en compagnie de musiciens maliens prestigieux dont les maîtres de la kora Toumani et Sidikiti Diabaté.

samedi 1 juillet 2017

Jimi Hendrix, sa révolution musicale a 50 ans (Le Figaro)

Jimi Hendrix
Jimi Hendrix



Le 12 mai 1967, le guitariste de légende se révélait au monde entier avec Are You Experienced. Cet album fut un tournant décisif dans l'histoire du rock grâce au jeu de guitare novateur de l'artiste.


jeudi 29 juin 2017

Chet Baker, l'ange déchu (Grazia)

Chet Baker
Chet Baker
En 1954, Chet Baker est le James Dean du jazz West Coast. Gueule d'amour mais âme damnée, il croit apaiser ses démons par une addiction totale à l'héroïne, qui va faire de sa vie un enfer où n'aura brillé qu'une seule lumière : la musique. Un film à l'affiche lui rend hommage.

mardi 27 juin 2017

Beth Hart: skin (peau)

Beth Hart - Screamin' for My Supper
Beth Hart - Screamin' for My Supper


Cette chanson a été publiée sur le troisième album de Beth Hart "Screamin' for My Supper" en 1999. Une belle parabole sur le mal être de 'artiste.








dimanche 25 juin 2017

Oumou Sangaré, l’Afrique en fraternité (L'Humanité)

Oumou Sangaré
Oumou Sangaré


Dans son CD Mogoya, la célèbre chanteuse malienne conjugue la gravité de sa conscience et un groove qui appelle à la danse. Bientôt en concert à Paris.


vendredi 23 juin 2017

Metal : passé le Hellfest, nul ne vous entendra hurler (Libération)



Avec le grand raout de Clisson, les musiques lourdes encaissent leur dose annuelle de médiatisation. Une exception pour un genre le plus souvent dans l'ombre. Ce qui n'est pas plus mal.

mercredi 21 juin 2017

A Marseille, la noce bleue d’Ahmad Jamal (Le Monde)

Ahmad Jamal
Ahmad Jamal


Le pianiste américain est venu présenter son album « Marseille » dans cette ville qu’il aime tant

L’album le plus récent d’Ahmad Jamal (né à Pittsburgh, en 1930), produit par ses anges gardiens Seydou Barry et Catherine Vallon-Barry, s’intitule Marseille (Jazz Village). Ahmad Jamal quitte sa Nouvelle-Angleterre (nord-est des Etats-Unis), où il tond la pelouse, pour l’offrir à ­Marseille en cadeau de fiançailles. Se sont conjurés, pour l’inviter dans la ville de ses amours et de ses tristesses, l’Opéra de Marseille, la ville dont il reçoit la médaille, le prestigieux festival Jazz des cinq continents (pour deux dates, les 12 et 13 juin), et quatre pléiades de partenaires. Marseille s’aime beaucoup, feint de se détester, et adore être aimée. Le concert du 12 juin est un concert de « j’y étais ». Une fête miraculeuse, le temps suspendu, la vie éclatante.

Le concert du 12 juin est un concert de « j’y étais ». Une fête miraculeuse


Ahmad Jamal aime les villes – la sienne, Pittsburgh, mais aussi Toulouse, Paris – comme on aime la nuit. De Marseille, il aime les gens débarqués de partout, le creuset de l’histoire, l’accueil fait aux musiciens : « Marseille, mon cœur si seul cherche ta caresse/Car ma vie est remplie de tristesses... »

Auditoire en lévitation, quatuor aux anges: ils ne se sont pas vus depuis le 4 août2016 à Marciac et se retrouvent comme se retrouvent les amants séparés (Pierrot Le Fou). Finissant la phrase qu’on avait laissée en suspens, il y a un an, un pinot noir à la main.

Incarnations de la mélodie initiale : Mina Agossi, « diva », dixit Ahmad Jamal, à qui il a donné son poème à traduire et à chanter; et Abd Al Malik, pour la version slamée. Joli texte du Maestro, entre Apollinaire et Marcel Thiry.

Soit, au total, trois versions de Marseille. Le tout avec une sidérante fraîcheur, un génie de la spontanéité qui n’appartient plus qu’à lui. Plus ce signal sans appel adressé aux carabiniers du « djazz ». Lesquels ne manqueront pas, en toute indépendance, de célébrer Marseille (Jazz Village) ou Si bien, le dernier album – coloré, africain, faussement simple – de l’exquise Mina (Urbafrika).

Le Steinway posé au centre

Ahmad Jamal, bientôt autant d’années que de touches au clavier, et Mina Agossi, vingt-cinq ans de carrière, auront bénéficié des mêmes âneries : pas assez « djazz », trop « variété», trop de grâce, et dans le cas de la chanteuse, « fausse noire» – on l’a lu, les yeux bien écarquillés, dans un magazine de jazz franchement décomplexé.

Le Steinway posé au centre du plateau, navette spatiale aux contours de l’Afrique, les aéronautes entrent en scène comme on se rend au rendez-vous : Manolo Badrena, d’abord, le Portoricain poète et dramaturge, il fait le zouave aux percussions dont il vivifie le son d’ensemble ; James Cammack et Herlin Riley, ensuite, phénoménal duo rythmique qui devrait compliquer l’imaginaire de tous nos nouveaux apprentis bien nés, aux désirs plus gros que le ventre, et qui se cachent derrière des fantaisies d’opérette.

Il n’est pas besoin d’être bien dégourdi en musico-géographie pour deviner, dès les quatre premières mesures, qu’Herlin Riley est un batteur de la Nouvelle-Orléans. Roulements et « ras » caractéristiques, jeu de fanfare, de rigodon, « charleston » (la double cymbale actionnée au pied) sublimée d’un bout à l’autre, cependant que Cammack tisse le tapis du concert, de formulettes et « routines» bondissantes.

Inutile de traquer la virtuosité dans tout ça. Elle ne vise qu’à s’oublier pour penser le réel. Depuis Vernell Fournier et Israel Crosby au Pershing (en 1958), le Maestro s’est toujours entouré, non sans exigence, de pointures.

Du bout des doigts, d’un regard, il règle tout : les doigtés, les pulsations, ces montées en puissance soudain brisées net, et ces retours à la chansonnette comme on rentre au pays.

Ni « morceaux» ni chorus. La machine désirante aux instincts bien voulus, sophistiquée en diable, donne le branle à un « groove» monstrueux. On a d’ailleurs assez reproché au grand Ahmad cette invention de géométrie dans l’espace qui avait le tort de plaire au grand public. Quatuor ? Quartet? C’est une constellation de stars dont il est le soleil. Système gracieux, gravitation, envolée dans les espaces infinis qui rassurent, génie polyphonique en trois ou quatre dimensions, peut-être onze, selon le modèle de la physique actuelle, étreinte, envolées, tension-détente, syncope et swing, interactions et « interplay », libre circulation des inconscients réglés d’un mouvement de poignet par le Maestro, dérèglement de tous les sens, le récital est un régal (cent vingt minutes de déroulé, à partir de 20 h30).

Le préféré de Miles Davis On en oublierait presque la théorie scientifique qui le programme.

Cammack, le bassiste : « Tout doit avoir l’air de couler de source. Mais ce point qu’on atteint grâce à M. Jamal, c’est un point que ne pourrait atteindre que la composition écrite.

Note à note, avec le phrasé et les silences. Par sa présence et son mouvement, M. Jamal nous fait accoucher spontanément de quatre partitions intriquées et autonomes. »

Visuellement éblouissant.

Répertoire ? Un fil conducteur : la version instrumentale de Marseille pour quatuor. Mélodie obsédante et charmeuse de serpents, après quoi tout s’enchaîne, Sometimes I Feel Like a Motherless Child, des réminiscences de Ray Charles ou Lee Morgan, que l’amateur happe avec délices, BaalBeck, et avant de finir sur sa leçon parfaite de Blue Moon, les deux versions vocales de Marseille, celle de Mina Agossi, qu’il applaudit comme un enfant, et celle d’Abd Al-Malik,en qui il reconnaît la ville même. Sans compter une transfiguration d’Autumn Leaves (Les Feuilles mortes, de Joseph Kosma), traitée en boléro mélancolique sur fond de ligne de basse.

Tour de magie? Groupe en fusion ? Cammack, le contrebassiste, est très clair là-dessus: « Avec M. Jamal, on n’a pas à se mettre en valeur ; il nous pousse,d’un sourire, d’un regard, à sortir de nous-mêmes, à improviser vraiment. Pas improviser le temps d’un chorus, non, à fond, ensemble. » Mina Agossi n’en revient pas d’avoir été élue. Elle habite Ménilmontant, à Paris, a fait onze fois le tour du monde en vingt-cinq ans de carrière, joué partout mais comme à l’écart des circuits officiels. Pour Marseille, elle se fait belle (sixheures de coiffeur pour ses nattes africaines) et traverse la ville en scooter vermillon pour s’acheter une robe pleine de paillettes. Pianiste depuis l’âge de 3 ans, Ahmad Jamal fait cavalier seul et se sait le préféré de Miles Davis.

Il aime les villes, l’amour et les musiciens de Pittsburgh, dont il sent la présence dès qu’il entre en scène : Billy Strayhorn, l’alter ego de Duke Ellington, Gene Kelly, Erroll Garner, Earl Hines, Roy Eldridge, Art Blakey, Kenny Clarke, George Benson... Tous, ils ont l’accent de Pittsburgh. Ahmad Jamal les devine dans l’ombre ? Fantômes ? Ectoplasmes ? Pas le moins du monde : il sent leur présence réelle. Ça ne vous est jamais arrivé, peut-être? «Marseille, ta voix ne cesse de m’appeler/Marseille, Marseille, ville d’éternité.»

Francis Marmande, Le Monde du 15.06.2017

lundi 19 juin 2017

Lavilliers : «L'intérêt que j'ai à écrire, c'est d'ouvrir les yeux au public» (La dépèche)

Bernard Lavilliers
Bernard Lavilliers
Insaisissable musicalement, Bernard Lavilliers est reconnaissable à ses textes, souvent engagés, et à son timbre de voix qu'il qualifie mieux que tout le monde dans l'une de ses chansons : «la musique est un cri qui vient de l'intérieur».

samedi 17 juin 2017

Cordes sensibles (Libération)



Aujourd’hui, de plus en plus de musiciens, et pas uniquement des professionnels, font modifier leur guitare par des luthiers ou des passionnés afin de la rendre unique.

jeudi 15 juin 2017

L’ode à Marseille d’Ahmad Jamal (Culturebox)

Ahmad Jamal
Ahmad Jamal
« Marseille », nouvel album du pianiste Ahmad Jamal, hommage à la cité phocéenne, sort ce vendredi. Le slameur Abd Al Malik et la chanteuse de jazz Mina Agossi lui prêtent leur voix. À bientôt 87 ans, le musicien, qui limite ses apparitions sur scène, jouera quatre fois en France cette année : les 12 et 13 juin à l’Opéra de Marseille, le 30 juin à Jazz à Vienne, puis en novembre à Paris.

mardi 13 juin 2017

Ian Anderson, de Jethro Tull : “Le classique est entré chez moi, très jeune, par le biais de l’Eglise” (Télérama)

Ian Anderson, de Jethro Tull
Ian Anderson, de Jethro Tull


Jethro Tull, c'est lui. Ian Anderson, leader et compositeur du groupe de folk progressif britannique, “flûte héros” des années 70, reste aussi vaillant qu'actif. Alors que paraît son dernier projet, adaptation pour quatuor à cordes de ses standards, il nous dévoile ses madeleines musicales.

dimanche 11 juin 2017

Seasick Steve: Treasures (Trésors)

Seasick Steve est un musicien hors normes. Agé de plus de soixante et dix ans, il tourne toujours avec un plaisir de jouer bien visible. sa dégaine de "farmer" en salopette bleu et ses guitares "maison" ajoutent  une touche supplémentaire.

Quand on écoute "Treasures", superbe balade à mon avis, on ne peut éviter la comparaison avec Calvin Russell interprétant "Crossroad".

Cette chanson est extraite de l'album "You Can’t Teach An Old Dog New Tricks" publié en 2011 et cinquième album studio de Seasick Steve.

vendredi 9 juin 2017

Thelonious Monk, un sursaut dans le temps (Libération)

 Thelonious Monk
 Thelonious Monk


Retrouvées par hasard dans des archives, les prises studio pour la BO des «Liaisons dangereuses» de Roger Vadim, en 1960, sortent en coffret. Un trésor d’inédits qui tombe à pic pour célébrer le centenaire de la naissance du pianiste américain au style inimitable.

mercredi 7 juin 2017

John Lee Hooker en trois chansons (Télérama)



John Lee Hooker
John Lee Hooker
   

John Lee Hooker, pour qui sonnent ces serpents… 

Blues ? Folk ? La première fois que John Lee Hooker a envahi les juke-box américains, c'était en 1948 et pour Modern Records, le label de Los Angeles qui commercialisait la chose, Boogie chillen était un disque race. Musique noire a priori faite pour les Noirs.

samedi 3 juin 2017

Beth Hart: Jazz man



Ce  titre est extrait du huitième album studio de Beth Hart, Fire on the Floor.

« Jazz Man » porte bien son titre. On se retrouve dans une atmosphère de club. La mélodie est amenée par le piano soutenu par une contrebasse très présente. Les cuivres enjolivent le tout. Surprenant, quoi qu’il rappelle certaines reprises de Mélody Gardot sur ses collaborations avec Joe Bonamassa. Une chanson plaisante.





jeudi 1 juin 2017

Kenny Wayne Shepherd: Heat of the Sun (chaleur du soleil)

Kenny Wayne Shepherd
Kenny Wayne Shepherd

Kenny Wayne Shepherd est un guitariste né en 1977 en Louisiane. Il est de la même génération que Joe Bonamassa. Moins connu car son équipe est certainement moins dynamique dans le marketing, il n'est pas moins talentueux à mon avis.

Il a débuté la guitare à l'age de 7 ans après avoir assisté à un concert de  Stevie Ray Vaugan.  Sur scène dès l'âge de treize an, il a gravi petit à petit les marches qui mènent au guitariste qu'il est devenu aujourd'hui.

Sa discographie est forte de six albums et mon petit doigt me dit qu'un septième ne devrait pas tarder à sortir.









Cette chanson est extraite de l'album "How I go" publié en 2011.

Elle a été écrite par : Kenny Wayne Shepherd, Mark  Selby et Tia Sillers.










mardi 30 mai 2017

John Coltrane, l'année bleue (Grazia)

John Coltrane
John Coltrane


En 1957, John Coltrane, génial saxophoniste, connaît une expérience mystique et se libère de la drogue. C'était il y a 60 ans.


dimanche 28 mai 2017

Magyd Cherfi : « Je rêvais d’être Flaubert » (L'Humanité)

Magyd Cherfi
Magyd Cherfi


Après son roman Ma part de Gaulois, le chanteur sort Catégorie reine, un album empli d’émotions où il évoque son enfance à Toulouse.