mardi 27 juin 2017

Beth Hart: skin (peau)

Beth Hart - Screamin' for My Supper
Beth Hart - Screamin' for My Supper


Cette chanson a été publiée sur le troisième album de Beth Hart "Screamin' for My Supper" en 1999. Une belle parabole sur le mal être de 'artiste.








dimanche 25 juin 2017

Oumou Sangaré, l’Afrique en fraternité (L'Humanité)

Oumou Sangaré
Oumou Sangaré


Dans son CD Mogoya, la célèbre chanteuse malienne conjugue la gravité de sa conscience et un groove qui appelle à la danse. Bientôt en concert à Paris.


vendredi 23 juin 2017

Metal : passé le Hellfest, nul ne vous entendra hurler (Libération)



Avec le grand raout de Clisson, les musiques lourdes encaissent leur dose annuelle de médiatisation. Une exception pour un genre le plus souvent dans l'ombre. Ce qui n'est pas plus mal.

mercredi 21 juin 2017

A Marseille, la noce bleue d’Ahmad Jamal (Le Monde)

Ahmad Jamal
Ahmad Jamal


Le pianiste américain est venu présenter son album « Marseille » dans cette ville qu’il aime tant

L’album le plus récent d’Ahmad Jamal (né à Pittsburgh, en 1930), produit par ses anges gardiens Seydou Barry et Catherine Vallon-Barry, s’intitule Marseille (Jazz Village). Ahmad Jamal quitte sa Nouvelle-Angleterre (nord-est des Etats-Unis), où il tond la pelouse, pour l’offrir à ­Marseille en cadeau de fiançailles. Se sont conjurés, pour l’inviter dans la ville de ses amours et de ses tristesses, l’Opéra de Marseille, la ville dont il reçoit la médaille, le prestigieux festival Jazz des cinq continents (pour deux dates, les 12 et 13 juin), et quatre pléiades de partenaires. Marseille s’aime beaucoup, feint de se détester, et adore être aimée. Le concert du 12 juin est un concert de « j’y étais ». Une fête miraculeuse, le temps suspendu, la vie éclatante.

Le concert du 12 juin est un concert de « j’y étais ». Une fête miraculeuse


Ahmad Jamal aime les villes – la sienne, Pittsburgh, mais aussi Toulouse, Paris – comme on aime la nuit. De Marseille, il aime les gens débarqués de partout, le creuset de l’histoire, l’accueil fait aux musiciens : « Marseille, mon cœur si seul cherche ta caresse/Car ma vie est remplie de tristesses... »

Auditoire en lévitation, quatuor aux anges: ils ne se sont pas vus depuis le 4 août2016 à Marciac et se retrouvent comme se retrouvent les amants séparés (Pierrot Le Fou). Finissant la phrase qu’on avait laissée en suspens, il y a un an, un pinot noir à la main.

Incarnations de la mélodie initiale : Mina Agossi, « diva », dixit Ahmad Jamal, à qui il a donné son poème à traduire et à chanter; et Abd Al Malik, pour la version slamée. Joli texte du Maestro, entre Apollinaire et Marcel Thiry.

Soit, au total, trois versions de Marseille. Le tout avec une sidérante fraîcheur, un génie de la spontanéité qui n’appartient plus qu’à lui. Plus ce signal sans appel adressé aux carabiniers du « djazz ». Lesquels ne manqueront pas, en toute indépendance, de célébrer Marseille (Jazz Village) ou Si bien, le dernier album – coloré, africain, faussement simple – de l’exquise Mina (Urbafrika).

Le Steinway posé au centre

Ahmad Jamal, bientôt autant d’années que de touches au clavier, et Mina Agossi, vingt-cinq ans de carrière, auront bénéficié des mêmes âneries : pas assez « djazz », trop « variété», trop de grâce, et dans le cas de la chanteuse, « fausse noire» – on l’a lu, les yeux bien écarquillés, dans un magazine de jazz franchement décomplexé.

Le Steinway posé au centre du plateau, navette spatiale aux contours de l’Afrique, les aéronautes entrent en scène comme on se rend au rendez-vous : Manolo Badrena, d’abord, le Portoricain poète et dramaturge, il fait le zouave aux percussions dont il vivifie le son d’ensemble ; James Cammack et Herlin Riley, ensuite, phénoménal duo rythmique qui devrait compliquer l’imaginaire de tous nos nouveaux apprentis bien nés, aux désirs plus gros que le ventre, et qui se cachent derrière des fantaisies d’opérette.

Il n’est pas besoin d’être bien dégourdi en musico-géographie pour deviner, dès les quatre premières mesures, qu’Herlin Riley est un batteur de la Nouvelle-Orléans. Roulements et « ras » caractéristiques, jeu de fanfare, de rigodon, « charleston » (la double cymbale actionnée au pied) sublimée d’un bout à l’autre, cependant que Cammack tisse le tapis du concert, de formulettes et « routines» bondissantes.

Inutile de traquer la virtuosité dans tout ça. Elle ne vise qu’à s’oublier pour penser le réel. Depuis Vernell Fournier et Israel Crosby au Pershing (en 1958), le Maestro s’est toujours entouré, non sans exigence, de pointures.

Du bout des doigts, d’un regard, il règle tout : les doigtés, les pulsations, ces montées en puissance soudain brisées net, et ces retours à la chansonnette comme on rentre au pays.

Ni « morceaux» ni chorus. La machine désirante aux instincts bien voulus, sophistiquée en diable, donne le branle à un « groove» monstrueux. On a d’ailleurs assez reproché au grand Ahmad cette invention de géométrie dans l’espace qui avait le tort de plaire au grand public. Quatuor ? Quartet? C’est une constellation de stars dont il est le soleil. Système gracieux, gravitation, envolée dans les espaces infinis qui rassurent, génie polyphonique en trois ou quatre dimensions, peut-être onze, selon le modèle de la physique actuelle, étreinte, envolées, tension-détente, syncope et swing, interactions et « interplay », libre circulation des inconscients réglés d’un mouvement de poignet par le Maestro, dérèglement de tous les sens, le récital est un régal (cent vingt minutes de déroulé, à partir de 20 h30).

Le préféré de Miles Davis On en oublierait presque la théorie scientifique qui le programme.

Cammack, le bassiste : « Tout doit avoir l’air de couler de source. Mais ce point qu’on atteint grâce à M. Jamal, c’est un point que ne pourrait atteindre que la composition écrite.

Note à note, avec le phrasé et les silences. Par sa présence et son mouvement, M. Jamal nous fait accoucher spontanément de quatre partitions intriquées et autonomes. »

Visuellement éblouissant.

Répertoire ? Un fil conducteur : la version instrumentale de Marseille pour quatuor. Mélodie obsédante et charmeuse de serpents, après quoi tout s’enchaîne, Sometimes I Feel Like a Motherless Child, des réminiscences de Ray Charles ou Lee Morgan, que l’amateur happe avec délices, BaalBeck, et avant de finir sur sa leçon parfaite de Blue Moon, les deux versions vocales de Marseille, celle de Mina Agossi, qu’il applaudit comme un enfant, et celle d’Abd Al-Malik,en qui il reconnaît la ville même. Sans compter une transfiguration d’Autumn Leaves (Les Feuilles mortes, de Joseph Kosma), traitée en boléro mélancolique sur fond de ligne de basse.

Tour de magie? Groupe en fusion ? Cammack, le contrebassiste, est très clair là-dessus: « Avec M. Jamal, on n’a pas à se mettre en valeur ; il nous pousse,d’un sourire, d’un regard, à sortir de nous-mêmes, à improviser vraiment. Pas improviser le temps d’un chorus, non, à fond, ensemble. » Mina Agossi n’en revient pas d’avoir été élue. Elle habite Ménilmontant, à Paris, a fait onze fois le tour du monde en vingt-cinq ans de carrière, joué partout mais comme à l’écart des circuits officiels. Pour Marseille, elle se fait belle (sixheures de coiffeur pour ses nattes africaines) et traverse la ville en scooter vermillon pour s’acheter une robe pleine de paillettes. Pianiste depuis l’âge de 3 ans, Ahmad Jamal fait cavalier seul et se sait le préféré de Miles Davis.

Il aime les villes, l’amour et les musiciens de Pittsburgh, dont il sent la présence dès qu’il entre en scène : Billy Strayhorn, l’alter ego de Duke Ellington, Gene Kelly, Erroll Garner, Earl Hines, Roy Eldridge, Art Blakey, Kenny Clarke, George Benson... Tous, ils ont l’accent de Pittsburgh. Ahmad Jamal les devine dans l’ombre ? Fantômes ? Ectoplasmes ? Pas le moins du monde : il sent leur présence réelle. Ça ne vous est jamais arrivé, peut-être? «Marseille, ta voix ne cesse de m’appeler/Marseille, Marseille, ville d’éternité.»

Francis Marmande, Le Monde du 15.06.2017

lundi 19 juin 2017

Lavilliers : «L'intérêt que j'ai à écrire, c'est d'ouvrir les yeux au public» (La dépèche)

Bernard Lavilliers
Bernard Lavilliers
Insaisissable musicalement, Bernard Lavilliers est reconnaissable à ses textes, souvent engagés, et à son timbre de voix qu'il qualifie mieux que tout le monde dans l'une de ses chansons : «la musique est un cri qui vient de l'intérieur».

samedi 17 juin 2017

Cordes sensibles (Libération)



Aujourd’hui, de plus en plus de musiciens, et pas uniquement des professionnels, font modifier leur guitare par des luthiers ou des passionnés afin de la rendre unique.

jeudi 15 juin 2017

L’ode à Marseille d’Ahmad Jamal (Culturebox)

Ahmad Jamal
Ahmad Jamal
« Marseille », nouvel album du pianiste Ahmad Jamal, hommage à la cité phocéenne, sort ce vendredi. Le slameur Abd Al Malik et la chanteuse de jazz Mina Agossi lui prêtent leur voix. À bientôt 87 ans, le musicien, qui limite ses apparitions sur scène, jouera quatre fois en France cette année : les 12 et 13 juin à l’Opéra de Marseille, le 30 juin à Jazz à Vienne, puis en novembre à Paris.

mardi 13 juin 2017

Ian Anderson, de Jethro Tull : “Le classique est entré chez moi, très jeune, par le biais de l’Eglise” (Télérama)

Ian Anderson, de Jethro Tull
Ian Anderson, de Jethro Tull


Jethro Tull, c'est lui. Ian Anderson, leader et compositeur du groupe de folk progressif britannique, “flûte héros” des années 70, reste aussi vaillant qu'actif. Alors que paraît son dernier projet, adaptation pour quatuor à cordes de ses standards, il nous dévoile ses madeleines musicales.

dimanche 11 juin 2017

Seasick Steve: Treasures (Trésors)

Seasick Steve est un musicien hors normes. Agé de plus de soixante et dix ans, il tourne toujours avec un plaisir de jouer bien visible. sa dégaine de "farmer" en salopette bleu et ses guitares "maison" ajoutent  une touche supplémentaire.

Quand on écoute "Treasures", superbe balade à mon avis, on ne peut éviter la comparaison avec Calvin Russell interprétant "Crossroad".

Cette chanson est extraite de l'album "You Can’t Teach An Old Dog New Tricks" publié en 2011 et cinquième album studio de Seasick Steve.

vendredi 9 juin 2017

Thelonious Monk, un sursaut dans le temps (Libération)

 Thelonious Monk
 Thelonious Monk


Retrouvées par hasard dans des archives, les prises studio pour la BO des «Liaisons dangereuses» de Roger Vadim, en 1960, sortent en coffret. Un trésor d’inédits qui tombe à pic pour célébrer le centenaire de la naissance du pianiste américain au style inimitable.

mercredi 7 juin 2017

John Lee Hooker en trois chansons (Télérama)



John Lee Hooker
John Lee Hooker
   

John Lee Hooker, pour qui sonnent ces serpents… 

Blues ? Folk ? La première fois que John Lee Hooker a envahi les juke-box américains, c'était en 1948 et pour Modern Records, le label de Los Angeles qui commercialisait la chose, Boogie chillen était un disque race. Musique noire a priori faite pour les Noirs.

samedi 3 juin 2017

Beth Hart: Jazz man



Ce  titre est extrait du huitième album studio de Beth Hart, Fire on the Floor.

« Jazz Man » porte bien son titre. On se retrouve dans une atmosphère de club. La mélodie est amenée par le piano soutenu par une contrebasse très présente. Les cuivres enjolivent le tout. Surprenant, quoi qu’il rappelle certaines reprises de Mélody Gardot sur ses collaborations avec Joe Bonamassa. Une chanson plaisante.





jeudi 1 juin 2017

Kenny Wayne Shepherd: Heat of the Sun (chaleur du soleil)

Kenny Wayne Shepherd
Kenny Wayne Shepherd

Kenny Wayne Shepherd est un guitariste né en 1977 en Louisiane. Il est de la même génération que Joe Bonamassa. Moins connu car son équipe est certainement moins dynamique dans le marketing, il n'est pas moins talentueux à mon avis.

Il a débuté la guitare à l'age de 7 ans après avoir assisté à un concert de  Stevie Ray Vaugan.  Sur scène dès l'âge de treize an, il a gravi petit à petit les marches qui mènent au guitariste qu'il est devenu aujourd'hui.

Sa discographie est forte de six albums et mon petit doigt me dit qu'un septième ne devrait pas tarder à sortir.









Cette chanson est extraite de l'album "How I go" publié en 2011.

Elle a été écrite par : Kenny Wayne Shepherd, Mark  Selby et Tia Sillers.










mardi 30 mai 2017

John Coltrane, l'année bleue (Grazia)

John Coltrane
John Coltrane


En 1957, John Coltrane, génial saxophoniste, connaît une expérience mystique et se libère de la drogue. C'était il y a 60 ans.


dimanche 28 mai 2017

Magyd Cherfi : « Je rêvais d’être Flaubert » (L'Humanité)

Magyd Cherfi
Magyd Cherfi


Après son roman Ma part de Gaulois, le chanteur sort Catégorie reine, un album empli d’émotions où il évoque son enfance à Toulouse.

vendredi 26 mai 2017

John Coltrane, les débuts d'un géant (Grazia)

John Coltrane
John Coltrane


Il y a soixante ans, sortaient les premiers albums en solo de John Coltrane. Dont on célèbre toujours la bravoure et la beauté.



mercredi 24 mai 2017

JOE BONAMASSA annonce son nouvel album Live At Carnegie Hall –An Acoustic Evening

JOE BONAMASSA
JOE BONAMASSA

Joe Bonamassa, va sortir un nouvel album Live intitulé « Live At Carnegie Hall – An Acoustic Evening » le 23 juin 2017 via Mascot Records


lundi 22 mai 2017

Ecoute à l'aveugle : les violons Stradivarius déclassés (Libération)

Un Stradivarius à Hong Kong, en 2014. Photo Philippe Lopez. AFP
Un Stradivarius à Hong Kong, en 2014. Photo Philippe Lopez. AFP

Une étude franco-américaine se fondant sur les qualités projectives des instruments récents et de ceux du luthier de Crémone montre qu'un panel d'auditeurs préférerait les sonorités modernes.

samedi 20 mai 2017

Beth Hart: Woman you've been dreaming of ( La femme qui te faisait rêver)





Un titre extrait du huitième album studio de Beth Hart, Fire on the Floor.

 Dans cette balade, le piano se fait doux dans une atmosphère jazzy. On ne peut qu'être sensible à cette chanson. L’alliance entre le piano et la voix sonne bien. Mais il faut se méfier des apparances. Sous une musique douce et un peu triste s'est l'expression de l'une des pires déchirures qu'une femme puisse ressentir qui s'exprime. Et après une écoute des textes, on a le sentiment d'une profonde contradiction entre la douceur de la musique et la souffrance qui perle à chaque vers. Beth Hart aurait elle basculé de la révolte au fatalisme? Il faut se méfier de l'eau trop calme des étangs


jeudi 18 mai 2017

Rory Gallagher: fuel to the fire (de l'huile sur le feu)



Cette chanson est extraite de l'album "Photo finish" publié en 1978.
Elle  a été enregistrée selon la formule "power trio" (guitare basse batterie) .
  • Rory Gallagher : voix, guitare, harmonica
  • Gerry McAvoy : basse
  • Ted McKenna : batterie