dimanche 26 juillet 2015

Samantha Fish explore de nouveaux territoire musicaux avec « Wild Heart »




Chanteuse et guitariste  Samantha Fish frappe fort. Elle vient de sortir un nouvel album : « Wild Heart ». Nous vous avions présenté cette artiste précédemment comme "Le diamant brut du blues" Aujourd'hui avec ce troisième album, elle transcrit son évolution personnelle et musicale affirmant sa personnalité parmi les musiciennes de la planète blues



Sa première production, qui date de 2011, « Runaway », lui avait permis de gagner  le prix du meilleur artiste débutant aux « Blues Music Awards, ».

« Black Wind Howlin », sorti en 2013 », a  également été bien accueilli.

Pour cette dernière production, elle s’est entourée de musiciens majeurs comme Luther Dickinson guitariste et chanteur du  « North Mississippi Allstars » qui, non seulement  joue sur l’album, mais a pris aussi les rênes en tant que producteur. Le batteur Brady Blade complète le trio. Le guitariste Lightnin’ Malcolm ainsi que le batteur Sharde Thomas apportent leur talent comme invites spéciaux

De sa voix riche et sensuelle, Samantha Fish sait s’accorder aux différents genres. A commencer par des hymnes qui sifflent et grognent plein gaz en ouverture de l’album comme « Road runner ». Ce rock frondeur m’interpelle d’entrée.

Le style de Samantha Fish est basé sur la lamentation des guitares rythmée par le tonnerre de la batterie. Mais elle sait naviguer facilement dans d’autres styles de musique américains. Ainsi elle fait une incursion dans le blues marécageux de Charly Patton en reprenant « Jim Lee Blues Pt 1».Elle ne craint pas, non plus la tendresse et sait exprimer, avec lenteur, des émotions profondes sur la belle chanson qu’est « Go Home»

Certaines chansons comme, la ballade rock « Place to Fall » permettent de montrer les qualités vocales, musicales et émotionnelles de Samantha Fish. La présence de la guitare saturée n’empêche pas l’expression d’une certaine vulnérabilité de l’artiste.

L’art de la guitare slide de Luther Dickinson influence clairement des morceaux comme « Turn it Up » et  « Blame it on the Moon. ». Il y a une complémentarité et une complicité claire entre les deux guitaristes en studio.

Ce nouvel album n’est pas une simple juxtaposition de styles musicaux différents. Il y a des oppositions de styles parfois insolentes, mais cela le rend fort agréable à écouter.

Dans les deux derniers morceaux de l’album, elle pousse un hurlement brûlant « Bitch On The Run » peut être considéré comme une prise en compte de son succès. Celui d’une femme dans un monde d’hommes. « Rien ne vient gratuitement ».chante t’elle. Elle referme l’album avec une reprise sensuelle de Junior Kimbrough qui porte un message très différent. : « I’m In Love With You. »

Pour Samantha Fish, les contrastent ne paraissent pas si étranges. «  nous sommes tous des êtres humains complexes dotés d’un cœur sauvage après tout ». Elle semble se complaire dans ce désordre qu’elle a créé. Comme il se doit. C’est avec satisfaction que l’on voit cette artiste évoluer ; relever de  nouveaux défis musicaux. Avec cet album elle a su explorer de nouveaux territoire musicaux sans décevoir les amateurs du rock à trois accords.

1 commentaire :

  1. En complément, on peut lire l'excellent et très complet article paru sur le deblocnot

    http://ledeblocnot.blogspot.fr/2015/10/samantha-fish-wild-heart-2015.html

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