jeudi 29 juillet 2010

Les Voix du Gaou: Eiffel, Roger Hogdson et Simple Minds le 27 juillet 2010

L'ile du Gaou. un joli coin de paradis qui protége la lagune du Brusc. Lieu de toute beauté.

 

Depuis 1997, les concerts du festival des voix du Gaou rassemble un public de plus en plus large.



Depuis quelques années les Voix du Gaou se font appeler "éco-festival". Le fait est que de nombreuses poubelles mettant en avant le recyclage des déchets sont disposées sur le terrain et que les gobelets de boissons sont consignés. La conséquence: pas une cochonnerie par terre. Cà change de ce que j'ai pu voir ici où là. Dans certains concerts, en fin de soirée, on marche sur une mer... de plastique.

La consignation des gobelets m'interpelle. C'est quand même malheureux, qu'apparamment le seul moyen efficace pour qu'ils ne soient pas jetés n'importe où soit de taper au portefeuille !

Vers dix neuf heurs, le public se met en place et attend patiemment.




Puggy


Puggy est un trio international formé en Belgique. Il est composé de:

  •   Matthew Irons , un anglais (guitare , clavier  et chant):


  • Romain Descampes, un français  (basse) 
 

  •   Egil « Ziggy » Franzen un suédois(batterie et clavier). 
 


Leurs textes sont en anglais.


Leur style est assez simple et dépouillé. Certains morceaux rappellent vaguement le style de Muse. Plus général leur jeu est dans le ton la pop anglaise de ces dernières année.


Ils sont montés sur scène avant l'heure prévue devant un public encore clairsemé pas vraiment attentif à leur prestation. Du moins pendant les premiers morceaux. Petit à petit les spectateurs ont manifesté un intéret non négligeable à ce groupe qui produit une pop simple et sans prétention.




Eiffel.


En fait c'est pour assister, enfin, à un concert de ce groupe que j'avais pris mon billet au départ. Sans vraiment préjuger des autres participants à la soirée.


Je suis ce groupe depuis son premier album en 2001 (Abricotine) J'aime la poésie et l'exaltation de l'âme du groupe : Romain Humeau.


Avec sa soeur Estelle, ils sont complémentaires.


A lui la douce folie de l'inspiration, à elle la rigueur musicale. il faut avouer que des qualités de multi instrumentiste sont indéniables.


Elle l'a montré, pendant le concert, en jouant alternativement de la basse et du clavier de façon magistrale.


Ils arrivent sur scène sur de leur fait et attaquent leur set bille en tête. Mais le public qui connaît peu le groupe a du mal à réagir. Romain Humeau a le sens de la scène et tente de rattraper le coup et petit à petit une complicité se fait jour à partir du noyau de spectateurs acquis à la cause du groupe.


Ils jouent peu de morceaux qui ont fait leurs succés et restent concentrés sur leur production récente.  Mais l'interprétation de "A tout moment la rue" casse la baraque !


Mais c'est un peu gâché par quelques problèmes techniques rencontrés par le guitariste Nicolas Bonnière (Ex guitariste de Dolly). Au final, ils s'en sortent bien. Dommage que leur performance soit limitée dans le temps car le public avait fini par accrocher à leur jeu. Mais l'obligation de respecter les horaires fait partie du jeu. Ils finissent sur une interprétation de "sombre"


Prochaine date en Provence ce sera le 2 octobre à L'Usine d'Istres. En préparation du concert prévu au Zénith de Paris le 15 de ce même mois.




Roger Hodgson


L'ancien chanteur de Supertramp (non, le groupe n'est pas mort il passera en concert à Toulon cet automne mais sans Roger Hodgson) fait parti des musiciens qui ont bercé l'adolescence de nombreux anciens jeunes dans mon genre... Membre fondateur de ce groupe, il le quitte à son apogée en 1983. Depuis il navigue sortant ponctuellement des disques en solo. Pour plus d'information : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Hodgson

En attendant le début de sa prestation, je me disais que cet artiste, sans son groupe mythique, ce ne pouvait être qu'une hérésie du genre Pimprenelle sans Nicolas... La suite m'a montré que j'avais tort.

La scène est décorée pour faire plus intime. quelques arbres en pots décorent le fond et permettent d'en limiter la taille à l'espace nécessaire à un piano à queue, un piano électrique et un synthétiseur.


Roger Hodgson rentre sur scène, fait l'effort de s'exprimer dans un français approximatif et conquiert immédiatement le public. Il attaque son répertoire par un de ses succès de l'époque Supertramp et la mayonnaise prend aussitôt. Ce qui épate chez lui c'est sa façon tranquille de tenir la scène et son public, un sens de l'à propos, ses efforts pour s'exprimer en français et une douceur naturelle qui font qu'on se détend à l'écouter. Bref Une cool attitude qui fait que le spectacle s'écoule sans qu'on y prenne gard. Les succès comme breakfast in america de l'album éponyme à School issus de Crime of the century (époque Supertramp) nous rappellent en permanence qui il est et quelques morceaux inconnus se glissent discrètement dans le show. Le public n'en est que plus attentif.



Il est accompagné d'un "musicien à tout faire" aux clavier, gestion des effets sonores, saxo.




La complicité entre les deux fait plaisir à entendre.

Le temps passant le client suivant tape à la porte de la scène et les deux artistes doivent bientôt céder la place. Difficile de passer en revue tous les morceaux qui ont fait le succès d'un tel musicien. Sans parler de ceux que l'on voudrait connaitre. donc lors du prochain passage de Roger Hodgson dans la région, je m'y collerai à nouveau !



Simple Minds

Comme beaucoup de monde, j'ai découvert le groupe écossais en ... 1982. Bien que peu attiré par la new wave à l'époque, la voix chaude de Jim Querr me plaisait bien. Je les suivais , à l'époque d'assez loin, tout en appréciant certains tubes. Jusqu'à ce qu'ils éclatent avec "Mandela Days".

Le groupe a surfé sur la vague d'un succès mondial jusqu'à l'échec mérité , à mon avis, de son album "Real Life" en 1991. Pour mieux connaitre l'historique de Simple Mind, l'article de Wikipedia est le mieux adapté. http://fr.wikipedia.org/wiki/Simple_Minds

Ce soir, je les découvre, enfin, sur scène.  Ils démarrent tranquillement sur un rythme synthétique et jouant à fond des effets lumineux, des contre jours. Superbe. 


Le public leur est complètement acquis. Et oui, c'est le plaisir d'être tête d'affiche. Je connais peu de morceaux. Mais je suis rassurée quand une fan de longue date me dit en reconnaitre peu aussi. A priori la set list fait la part belle aux chansons publiées sur leurs derniers album (il y en a un qui est sorti cette année mais peu diffusé en radio).


Enfin arrive Mandela Days ! Succés planétaire s'il en est ! Quel plaisir ! La choriste qui reste au fond de la scène à trépigner et soutien le chateur de sa voix chaude et puissante. Le public danse et chante. Jim Kerr se met régulièrement à genoux et chante comme s'il s'adressait aux premiers rangs. Magique ! L'autre pilier du groupe, le guitariste Charlie Burchill, s'en donne à coeur joie changeant de guitare comme de chemise à chaque morceau, il fait tirer la langue à un garçon de onze ans qui se trouve à côté de moi. "Je veux la même !!"


Au bout d'une heure et demi, le groupe s'absente cinq minutes, juste le temps de se faire désirer par un public en folie. Certains partent... tant pis pour eux. ils ratent un rappel d'une petite demi heure ! Et quel rappel ! La choriste apparaît enfin sur le devant de la scène. Ne me demandez pas le titre du morceau je ne le connais pas. La  dernière pièce jouée par le groupe sera le classique "Gloria" avec un pèche infernale et un public qui chante à tue tête ! Le morceau des Them transcendé par Patti Smith est toujours vivant !


Mon seul regret , à propos de cette prestation , sera la mauvaise qualité du son. Les basses trop présentes et la batterie trop forte ont masqué en partie les autres instruments.

Bref la soirée se termine vers une heure du matin... Les Simple Minds sont à l'affiche de la fête de l'Humanité au mois de septembre: avis aux amateurs !


Roger Hodgson  et Simple Minds ont fait remonter de sacrés souvenirs vieux de trente ans... (voire un peu plus)... Face au presque jeune groupe que représente Eiffel, on voit le parcours musical effectué. Quelle claque ! Le style musical de Roger Hodgson invite au calme et à la détente. Il est moins percuté par le temps que celui de Simple Minds. Le poids des ans se sent sur les épaules de Jim Kerr.... Restent sa voix inimitable et son carisme qui lui permettent d'emmener le public dans son monde.


Une petite vidéo: pas de bol la seule que j'enregistre, est en contre jour....


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1 commentaire :

  1. comme toujours: CR vivant et belles tofs!un plaisir.

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