mercredi 23 mars 2011

Bernard Lavilliers est "chez lui" aux Docks des Suds

Voilà quelques années que Bernard Lavilliers n'avait pas fait étape à Marseille.
J'étais allé le voir, alors au Dôme. La grande salle de Marseille. Mais il n'avait pas réussi à le remplir alors. De plus l'acoustique de cette salle n'est pas terrible.

Nous voici donc de retour aux Docks des Suds.  Cette salle est plus petite mais conviviale.

En première partie, on trouve Balbino Medellin. C'est un ancien guitariste de Manu Chao. Il est produit, justement, par Bernard Lavilliers. Il est peu connu du grand public mais a déjà à son actif deux album. Et comme on n'est jamais si bien servi que par soit même, il annonce au cours du concert la parution du troisième à la prochaine rentrée.




Son set est un peu court à mon gout. C'est malheureusement le lot des premières parties.  Cependant, il laisse percevoir le potentiel réel d'un artiste en devenir.


Ses textes sont agréables et sa musique simple. Elle est juste là pour l'illustration.


Seul sur la scène il a su captiver le public.


Mais le public attend avant tout "Nanard". Quand il arrive en scène, il a droit à une sacré ovation. Il est face à un public de fidèles. Au vu de la proportion de crinières blanches, nombreux sont celles et ceux qui doivent le suivre  depuis ses débuts. Son premier album date quand même de 1967.

Ses musiciens attaquent en frappant des bidons d'essence genre "Tambours du Bronx"


Sur les premiers morceaux, il regarde régulièrement la liseuse à ses côtés comme s'il en maitrisait pas ses textes. C'est la première fois que je vois çà et j'avoue en être surpris


Il est accompagné d'un groupe de musiciens de grande qualité. Ils sont presque tous poly instrumentistes. On sent leur plaisir à jouer sur scène.


Le voilà qui revisite sa carrière alternant ses morceaux "classiques" avec ceux de son dernier album.


C'est comme çà que je vibre à l'écoute de "la grande marée" danse  sur "Traffic" et découvre avec joie la version vivante d'"Identité nationale"

Alors que le crédit t’encercle, t’infantilise, que les banquiers jouent avec la banquise.
Que tes amis d’enfance redeviennent étrangers, t'as peut être quand même des questions à poser
La nuit sur internet partage tes insomnies et des flics des rois, tu deviens repérable sur ton adresse IP
T’es cerné en croyant que t’es libre.
Le blues

Bernard Lavilliers

Le pouvoir et l'argent en prennent pour leur grade. Le public s'enflamme à chaque commentaire.


Son répertoire lui permet de nous emmener à travers des continents musicaux aussi différents que le rock, le chacha ou la salsa. Un vrai bonheur. Et, chose qui ne m'avait jamais frappé, c'est sa capacité à adapter sa voix au type de musique qui illustre ses textes.


Une excellente soirée qui a ranimé de vieux souvenir et en a forgé pour l'avenir.

L'ensemble des photos

1 commentaire :

  1. A présent j'ai l'impression d'y avoir été..
    Super commentaire
    Bravo !

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