vendredi 21 décembre 2012

Bobby and Sue, les bretons joueurs de blues sortent leur premier album (Culturebox)

Bobby and Sue
Bobby and Sue

 Bobby and Sue, alias Brendan De Roec et Violaine Fouquet, c'est un duo de jazz/blues originaire de Douarnenez et qui sort son premier album auto-produit, avec des compositions 100% personnelles. Ils sont en concert le 22 octobre 2010 à L'Hôtel de France à Vannes.


vendredi 14 décembre 2012

La deuxième chance de Bettye LaVette (Le Figaro)

Cinquante ans après ses débuts, la chanteuse soul américaine, qui poursuit sa tournée mondiale, est enfin reconnue à sa juste valeur.



Il n'y a pas de deuxième chance dans une vie américaine», écrivit Francis Scott Fitzgerald dans son chef-d'œuvre,Gatsby le magnifique. Le romancier aurait tempéré son jugement s'il avait eu la possibilité d'observer le parcours de la chanteuse ­Bettye LaVette. La sexagénaire donnait un concert la semaine dernière à Paris, dans le cadre d'une tournée célébrant ses cinquante ans de carrière. C'est à l'âge de 16 ans que cette native de ­Detroit a enregistré son premier 45 tours,My Man - He's A Lovin Man, qui lui valut de partager la scène avec Ben E King ou un Otis Redding alors débutant. Ce n'est pourtant qu'à l'approche de la soixantaine que la chanteuse a enfin été reconnue et appréciée à sa juste valeur, après des années dans l'obscurité. «Il a fallu que j'atteigne l'âge de 60 ans pour payer des impôts, dit-elle. J'étais si heureuse de le faire!»

mercredi 21 novembre 2012

Led Zeppelin ou le crépuscule des dieux (Le Figaro)



En 1977, la scène punk prétendait avoir la peau des dinosaures du rock. Clash, Sex Pistols, Buzzcocks et autres Damned n'avaient alors qu'une idée en tête: rayer les mastodontes issus de la décennie précédente de la carte. Mettre fin à la domination de Pink Floyd, des Who ou de Led Zeppelin. Ayant acquis le statut de semi-divinités auprès de leur public, ils étaient considérés comme les symboles de l'embourgeoisement d'une musique qui aurait perdu l'urgence et la spontanéité des origines. Trente-cinq ans après, force est de constater que les «dinosaures » ont plutôt mieux résisté aux ravages des années que leurs opposants punks. Non seulement leur règne n'a pas été compromis par les impétrants, mais leur pérennité est assurée, à mesure que chaque génération découvre leur legs colossal.

mercredi 14 novembre 2012

lundi 8 octobre 2012

lundi 24 septembre 2012

Le Monde: Le contrôle technique met les motards en colère

Des manifestations ont été organisées samedi 22 septembre en France et en Belgique, à l'appel de la Fédération des associations européennes de motocyclistes (FEMA), dont fait partie la Fédération française des motards en colère (FFMC).

Ces associations s'opposent à une proposition de règlement de la Commission, qui veut assujettir les deux-roues, comme les voitures, au contrôle technique, un examen obligatoire et payant. Elles dénoncent une "politique de racket inacceptable".

Les motards sont déjà soumis au contrôle technique dans seize pays de l'Union européenne. Dans les onze autres, dont la France, ils ne le sont pas. Les motards vont rencontrer des députés européens dans leurs circonscriptions pour leur demander de voter contre le projet de la Commission.
Ce projet a été adopté en juillet par le collège des commissaires, à la demande de Siim Kallas, chargé des transports. Il doit désormais l'être par les ministres de l'Union et le Parlement européen.

La Commission propose qu'un premier contrôle intervienne quatre ans après la mise en service du véhicule, un deuxième deux ans plus tard, puis tous les ans. Elle entend ainsi "réduire de moitié le nombre de victimes de la route d'ici à 2020", mais aussi "diminuer les émissions associées au mauvais entretien des véhicules".

ANCIENNETÉ DES VÉHICULES

Bruxelles affirme qu'il existe un lien entre la gravité des accidents et l'ancienneté des véhicules : "Il est prouvé empiriquement que, entre cinq et six ans d'âge, le nombre d'accidents graves (mortels) dus à des défaillances techniques augmente notablement", indique-t-elle. Elle assure que 8 % des accidents impliquant des motos sont causés par des défaillances techniques. Des chiffres avancés par le groupe Dekra, leader du contrôle technique en Allemagne et en France, et contestés par les motards.

Ces derniers mettent en avant l'étude "Motorcycle accidents in-depth study" (Maids), conduite par les scientifiques de cinq pays (dont, en France, le Centre européen d'études de sécurité et d'analyse des risques), et financée principalement par les constructeurs de deux-roues à moteur et la Commission. Elle montre que l'âge du véhicule n'est la "cause primaire" de l'accident que dans 0,3 % des cas ; il constitue un "facteur contributif" dans 5 % des cas. "Si les véhicules de plus de quinze ans sont davantage impliqués dans les accidents mortels, c'est tout simplement parce qu'ils sont rarement équipés d'airbags et d'ABS !", proteste Eric Thiollier, le délégué général de la FFMC.

Une analyse que partage l'accidentologue Claude Got : "Ce qui fait la différence, c'est l'amélioration technique des véhicules neufs", alors que "le contrôle technique n'a pas prouvé son efficacité, dit-il. Une étude norvégienne conduite tous les deux ans sur deux groupes de voitures a montré que leur accidentalité était la même, qu'elles aient eu un contrôle technique ou pas". Claude Got confirme que les problèmes techniques ne représentent qu'un faible "pourcentage de la mortalité" : ils concernent principalement l'éclatement des pneus et la rupture de la galette de direction.

M. Got estime qu'il ne faudrait retenir cette obligation de contrôle qu'"en cas de vente d'un véhicule, quel qu'il soit. Mais il n'y a aucune chance d'obtenir un tel retour en arrière, compte tenu du poids économique atteint par le contrôle technique". Il rappelle que celui-ci a été introduit "à la demande du groupe de pression des automobilistes qui refusait les limitations de vitesse et qui conseillait aux pouvoirs publics de s'occuper plutôt des voitures bancales".