lundi 2 juin 2014

Jimmy Page : «Je savais qu’on était des précurseurs» (Libération)

A l’occasion de la réédition des trois premiers albums de Led Zeppelin, rencontre à Paris avec son guitariste et fondateur, Jimmy Page.

La trente-deuxième et dernière sonate de Beethoven porte l’opus 111, chiffre référence d’un certain aboutissement musical. C’est dans la suite 111 d’un grand hôtel parisien que nous attendons Jimmy Page. Il apparaît dans l’encadrement d’une porte : grand, maigre, le cheveu blanc, catogan. Il tousse. Disparaît, certainement dans la salle de bains. L’attachée de presse s’agite : il lui faut des pastilles contre le mal de gorge. Murmures. Un gars du staff est chargé de courir à la pharmacie, sous la pluie. On tâte ses propres poches, avant de se rappeler qu’on a oublié les Lysopaïne au bureau. Dommage, on aurait pu être le premier à tendre le tube à la star, comme on tend sa main vers la scène durant un concert. Car c’est ce qu’il reste, Page, même trente-quatre ans après la fin de son groupe : une étoile, filante durant dix ans et brillante depuis, tantôt fondateur du hard, tantôt manitou de la production, au jeu excessif, brouillon, visionnaire, et à la légende chargée. Un guitariste majuscule de 70 ans qui se racle la gorge sur un canapé, venu vendre la réédition des trois premiers albums du groupe qu’il a fondé en 1968, Led Zeppelin.




Jimmy Page, à Paris le 21 mai.Jimmy Page, à Paris le 21 mai. (Photo Richard Dumas)

samedi 31 mai 2014

The Godfathers of Marseille à l'Inga des Riaux



Les Godfathers, le groupe incarné par son chanteur charismatique, Jean Gomez, est de retour. Je les avais vu en février dernier au Rouge Belle de Mai à Marseille. Dès que j'ai su qu'il se produisaient à nouveau dans la région, je me suis précipité pour réserver ma place sur l'Inga des Riaux

Inga des Riaux




L'Inga des Riaux est un vieux gréement installé au quai de la Lave à l'Estaque. Il sert de salle de réception et de club de jazz. Il propose tous les vendredis une soirée Jazz, avec des groupes de musiciens locaux qui revisitent les musiques de jazz. Le dernier jeudi de chaque mois, une soirée spéciale est programmée pour faire découvrir d'autres styles de musique et faire voyager musicalement les spectateurs..

Salle Inga des Riaux

jeudi 29 mai 2014

La soul vibrante de Natalia M. King (Culturebox)

Natalia M. King, chanteuse et guitariste américaine d'origine dominicaine, vit à Paris depuis 1998. Après sept ans de silence, elle revient avec un album mâtiné de soul, blues et jazz, judicieusement intitulé "Soulblazz", sorti le 22 avril sur le label Jazz Village. Elle chante dimanche après-midi à Paris dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés. Nous l'avons rencontrée.



Natalia M. King © Bertrand Fèvre

mardi 27 mai 2014

Le blues ineffaçable de Robert Cray (Libération)

Avec une nouvelle mouture de son groupe, l’Américain présente demain à Paris son 17e album.


La pochette de son dernier disque, In My Soul, ressemble fort à celles que les labels Prestige ou Chess proposaient au début des années 60. Un signe ? Il ne fait aucun doute que Robert Cray a voulu rendre un énième hommage aux maîtres du blues, de la soul et du rhythm’n’blues. Une guitare toujours sobre et bien léchée s’invite sur des mélodies rendant une atmosphère musicale vieille d’une cinquantaine d’années, mais terriblement efficace. Ce 17e album du bluesman de Géorgie remet sur le haut du panier aussi bien le groove de George Benson, que la soul d’Otis Redding.

Robert Cray, 61 ans, mais à qui on ne donne pas d’âge, signe ainsi quelques reprises de choix, telles que Nobody’s Fault But My Own, d’Otis Redding, ou Deep in My Soul, de Bobby Blue Bland, tout en faisant allusion à l’orgue déchirant de Booker T. Jones, âme des MGs qui, avec Steve «The Colonel» Cropper, représentait chez Stax le background group de Sam and Dave, d’Otis Redding mais aussi de Wilson Pickett et de Carla Thomas.

samedi 24 mai 2014

Johnny Winter à l'Usine à Istres le 22 mai 2014




Johnny Winter, c'est le guitariste qui a su me faire aimer le blues et le rock'n'roll quand j'étais ado. Lors d'une émission de télévision trois ou quatre morceaux interprétés de façon magistrale avaient su m'enflammer. Parmi ceux ci il y avait le « Mississippi blues » de Robert Johnson  dont la partie de guitare lancinante et vénéneuse s'était insinuée au plus profond de mon esprit et l'avait fait vibrerd'une façon qui m'était inconnue alors.  Et « Jumpin ' jack flash » des Rolling Stones Morceau de pur rock'n' roll auquel il a su donner une puissance phénoménale.

vendredi 23 mai 2014

Marseille : un Bertrand Cantat magnétique au Moulin (La Provence)

Le concert tout en tension et émotion de Détroit hier soir au Moulin


Photo Nicolas VALLAURI
  
Il démarre son concert sur Ma muse, tandis que derrière lui, sur un écran, apparaît en noir et blanc le visage flou d'une jeune femme brune. Il enchaîne avec Horizon dont les cloisons entre lesquelles il essaie de regarder, sont les barreaux de sa prison. L'atmosphère est étrange, lourde, chargée, comme un orage qui gronde au loin et qui va bientôt éclater. Une partie du public applaudit. L'autre est transie. Bertrand Cantat sourit, fait un geste de la main. Il occupe déjà tout l'espace.