jeudi 8 mai 2014

Gérard Manset : “Je suis fait de 50 % de tristesse et de 50 % de sagesse” (Télérama)


Il voyage en solitaire depuis longtemps. Discret, voire caché, Gérard Manset a toujours refusé de s'exposer, sur scène ou sur les plateaux télé. Son œuvre, depuis la fin des années 60, fait le bonheur d'un public fervent qui ne trouve ailleurs la fragilité du chant, l'écriture au long cours, l'intensité de ses chansons épiques, parfois généreuses, souvent fâchées avec le genre humain.

L'auteur-compositeur natif de Saint-Cloud, écrivain, photographe et peintre à ses heures, est aussi un voyageur en quête perpétuelle d'un monde d'émotions préservées. Depuis La Mort d'Orion (1970), son ambitieuse œuvre de jeunesse, Manset l'effacé, 68 ans, s'est imposé avec ses standards ultérieurs (Y a une route, Lumières, Matrice, Revivre…) comme une référence pour initiés et au-delà.

Car si Il voyage en solitaire (1975) demeure son unique succès populaire, sa plume est depuis quelques années très sollicitée. Raphael, Birkin, Gréco et, bien sûr, Bashung ont fait appel à cet orfèvre obsessionnel à l'ego bien dimensionné. A l'heure où paraît Un oiseau s'est posé, double album de ses classiques revisités, l'occasion était trop belle pour ne pas tenter de cerner cet artiste phare et rare.

G. Manser photo DR

mardi 6 mai 2014

Bob Marley: War

En ces temps d'actualité européenne trouble, je vous propose de (re) découvrir l'un des hymnes de bob Marley : War

Après la mort de Haïlé Sélassié (1975), considéré par les rastas comme un messie, Bob Marley et le batteur des Wailers, Crlton Barrett mettent en musique des d'extraits de l'un de ses discours, prononcés au siège de l'ONU en 1963.

« Tant que la philosophie qui tient une race pour supérieure et l’autre inférieure ne sera pas définitivement discréditée et abandonnée, il y aura la guerre… »

« Tant que les ignobles et malheureux régimes politiques qui tiennent nos frères en Angola, au Mozambique et en Afrique du Sud dans un esclavage inhumain n’auront pas été renversés et détruits, il y aura la guerre. Partout c’est la guerre. »

« Guerre à l’ouest, guerre à l’est, guerre au nord, guerre au sud. Partout c’est la guerre. »

voilà quelques extraits des paroles qui sont chantées au milieu des deux accords lancinants.

A ce moment là, le Mozambique et l'Angola viennent de sortir de la domination coloniale de l'ex dictature Salazar (tombée elle même en 1974 pendant la Révolution des Œillets). Mais le peuple sud africain subit toujours le régime de l'apartheid.

La chanson tombe à point dans l'ambiance de guerre froide de l'époque et contribue au succès de l'album Rastaman Vibration paru au printemps 1976.

Après la Mort de bob Marley, cette chanson est devenue un hymne à la paix et à la lutte contre l'oppression. Elle sera reprise par d nombreux artistes dont  Sinead O Connor.


dimanche 4 mai 2014

Joanne Shaw Taylor de blues en rock

Lors d'un précédent article, j'ai effleuré le parcours de Joanne Shaw Taylor au sein de la vague des femmes guitaristes de blues, blues rock. Elle apparait aussi dans quelques vidéos évoquant comment les nouvelles générations de musiciens (es) s'approprie l'héritage des grands anciens. Aujourd'hui, je nous propose de faire plus ample connaissance avec elle.

Joanne Shaw Taylor (née en 1986, Angleterre) est une guitariste et chanteuse de blues britannique, qui a été découverte par Dave Stewart de Eurythmics à l'âge de 16 ans. Elle a sorti trois albums studio et un album live à ce jour. Ce dernier étant les plus récents (Songs from the Road, 2013)
Joanne Shaw Taylor s'est porduite pour la première fois sur la scène Blues britannique à l'âge de 15 ans au prestigieux club Ronnie Scott.




 Son style énergique et percutant, nourri à la sève de ses idoles Albert Collins et Steve Ray Vaughan, porté par un gros son de guitare, et sa voix enrouée, idéalement taillée pour le blues, provoquent un tel engouement que sa réputation de nouvelle guitar hero se répand comme une traînée de poudre.

Dès lors, ses apparitions se succédent à travers l'Europe et les Etats-Unis, et la curiosité fera vite place à l'enthousiasme.

jeudi 1 mai 2014

Anthrax: antisocial

Tout le monde connait le tube mythique de Trust: Antisocial. Extrait de leur deuxième album "Répression dans l’Hexagone" paru en 1980.

J'ai découvert récemment que la chanson  a été traduite en anglais et reprise par le groupe Anthrax dans l'album State of Euphoria (leur quatrième album paru en 1988).

Voici donc le texte anglais suivi de sa traduction littérale. Si un lecteur peut me suggérer des améliorations, elles seront les bienvenue.

Antisocial


You're a train ride to no importance
You're in love with hell existence
Money is all that you desire
Why don't you pack it in and retire
It's common nature you can't fool me
I'm just the money that you can't let free
Rainy day genius clouds your mind
Don't you realize the blind lead the blind

You're anti, you're antisocial

Oh mister time will you ever unwind
Or just rebuild a new design
Your claim to fame is law and order
The rich get rich, the poor get poor
You put a price tag on what you see
This one's for you, that's for me
If that's winning I'd rather lose
Why don't you listen to my senseless views

You're anti, you're antisocial
How do you feel ?

You're a train ride to no importance
You're in love with hell existence
Money is all that you desire
Why don't you pack it in and retire
It's common nature you can't fool me
I'm just the money that you can't let free
Rainy day genius clouds your mind
Don't you realize the blind lead the blind
You're anti, you're antisocial

Antisocial


Tu es un train qui file vers l'insignifiance
Tu aimes cette vie d'enfer
L'argent est ton seul désir
Pourquoi ne t'en empares tu pas pour te casser?
C'est la nature humaine, tu ne peux pas me tromper
Je suis juste l'argent que tu ne peux laisser filer
Cette journée pluvieuse géniale brouille ton esprit
tu ne comprends pas  qu'un aveugle quide un aveugle

Tu es anti , tu es antisocial

Oh Monsieur temps ne te laisse pas te détendre
Ou tout simplement reconstruire un nouvel aspect
ton titre de gloire est la loi et l'ordre
Les riches deviennent plus riches , les pauvres deviennent plus pauvres
tu donne un prix à tout ce que tu vois
Ceci pour vous cela pour moi
Si c'est çà gagner , je préfère perdre
Pourquoi ne t'ouvres tu pas à mes vues insensées

Tu es anti , tu es antisocial
Comment te sens tu ?

Tu es un train qui file vers l'insignifiance
Tu aimes cette vie d'enfer
L'argent est ton seul désir
Pourquoi ne t'en empares tu pas pour te casser?
C'est la nature humaine, tu ne peux pas me tromper
Je suis juste l'argent que tu ne peux laisser filer
Cette journée pluvieuse géniale brouille ton esprit
tu ne comprends pas  qu'un aveugle quide un aveugle

Tu es anti , tu es antisocial

Une vidéo d'Anthrax en concert avec la participation du charismatique Bernie Bonvoisin.




La version originale de la chanson

Antisocial


Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas.
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.

[Refrain] :
Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Ecraser les gens est devenu ton passe-temps.
En les éclaboussant, tu deviens gênant.
Dans ton désespoir, il reste un peu d'espoir
Celui de voir les gens sans fard et moins bâtards.
Mais cesse de faire le point, serre plutôt les poings,
Bouge de ta retraite, ta conduite est trop parfaite
Relève la gueule, je suis là, t'es pas seul
Ceux qui hier t'enviaient, aujourd'hui te jugeraient.

[Refrain]

Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale,
Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.
Les gens ne te touchent pas, il faut faire le premier pas.
Tu voudrais dialoguer sans renvoyer la balle.
Impossible d'avancer sans ton gilet pare-balles.
Tu voudrais donner des yeux à la justice
Impossible de violer cette femme pleine de vices.

Antisocial, tu perds ton sang-froid.
Repense à toutes ces années de service.
Antisocial, bientôt les années de sévices,
Enfin, le temps perdu qu'on ne rattrape plus.

Antisocial, antisocial, antisocial, antisocial , antisocial , antisocial , antisocial , antisocial

lundi 28 avril 2014

Miossec, retour aux sources (Le Figaro)

Le chanteur breton sort un disque de chansons enregistrées dans sa maison du Finistère Nord. Un retour à la simplicité après un album très rock.


«C'est pas fini, on vient à peine de commencer.» Miossec a choisi avec soin le titre qui ouvre son nouveau disque Ici-bas, Ici même. Cette année, le chanteur brestois fête à la fois ses vingt ans de carrière et son cinquantième anniversaire. Un cap, passé en musique sur une dizaine de titres qu'il a voulu épurés. Après le rock rêche des Chansons ordinaires, Miossec déshabille sa musique et revient à la sincérité brute de Boire. Pour écrire ce nouveau disque, il est revenu à la simplicité, comme on l'apprend dans le livret du disque, «comme un couillon avec [sa] guitare.»

samedi 26 avril 2014

Lavilliers : «Toulouse est ma capsule pour créer» (La Dépèche)


Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers sera au Zénith de Toulouse samedi. Un concert qui fera le bonheur des vieux fans mais pas seulement. Le millésime 2014 de l'artiste est en effet excellent et à même de séduire un large public.